Anouk Molendijk | Hélène

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Anouk Molendijk, mezzo-soprano, fait partie de la nouvelle génération d’artistes encline à questionner sa pratique et ses traditions afin de l’ouvrir aux formes nouvelles d’expression.

Passionnée par la poésie du XIXème et par le théâtre contemporain, elle obtient en 2012 un Master en Français Moderne et Littérature Comparée à Genève. Son dernier travail universitaire porte sur la performativité de la parole chez Olivier Py. Cette réflexion s’est également réalisée à ce moment-là à travers la décision d’Anouk de quitter le domaine théorique et de rejoindre des études d’interprétation vocale à la Haute École de Musique de Lausanne afin de professionnaliser davantage son apprentissage et sa pratique du chant, déjà amorcés dès 2005.

Elle obtient à Lausanne en juin 2017 un Master d’interprétation vocale et durant ces années d’études n’a eu de cesse de participer à des spectacles en tant qu’interprète, mais aussi à initier ses propres projets. Elle s’est vue développer un grand intérêt au domaine de la musique contemporaine, à la création et à l’improvisation expérimentale, en ce que cela lui permet d’exercer ses qualités de chanteuse, mais également de conceptrice de spectacles et d’écrivain.

En temps qu’interprète de d’opéra, elle a chanté entre autres les rôles de Jenny dans L’Opéra de Quat’sous de Weill (Théâtre du Galpon, 2013, dir. Nicolas Farine, m.e.s Stefan Grögler), l’Enfant dans L’Enfant et les sortilèges de Ravel (Métropole, Lausanne, 2014, dir. Benjamin Lévy), Mrs. Grose dans The turn of the screw de Britten (Lausanne, 2014, dir. Aurélien Azan Zielinski et m.e.s Armand Deladoey), Anna I dans Die sieben Todsünden de Weill (Genève, dir. Antoine Marguier, m.e.s Pierre-André Gamba), Erika Mann/Renée Schwarzenbach dans Le Ruisseau noir de Guy-François Leuenberger et Elsa Rooke (Théâtre du Grütli, 2015, dir. Michael Wendeberg, me.s Elsa Rooke) et plus récemment Bianca dans The rape of Lucretia de Britten avec l’ensemble Proteus au Théâtre du Grütli et Une compagne de l’Infante dans Le Nain de Zemlinsky (dir. Franck Ollu, m.e.s. Daniel Jeanneteau) à l’Opéra de Lille avec l’Ensemble Ictus et à l’Opéra de Rennes.

Dans le répertoire contemporain, elle interprète le rôle de Die Dunkle Dame dans Die Gespenstersonate de Reimann, avec l’ensemble Contrechamps en mai 2014, puis est invitée à chanter Auf die ruhige Nacht-Zeit de Klaus Huber pour ses 90 ans à Lausanne (dir. William Blank). Elle explore d’autres types de vocalités dans Love song, commande du MAMCO à la poète et performeuse Caroline Bergvall, donné en juin 2015 à Genève et en août 2015 à Sandhornøya, Norvège, pour le Festival SALT. En 2016, elle a donné sur Espace 2 un programme de musique contemporaine (Huber, Hosokawa, Menoud) autour de la notion de l’événement mystique et de la transcendance, et a participé au Festival Archipel comme soliste des oeuvres Lonely Child et Wo bist du, Licht? de Claude Vivier, sous la direction de Pierre-André Valade, avec l’Ensemble Contrechamps. Récemment nous avons pu l’entendre dans Les sept crimes de l’amour d’Aperghis au Théâtre 2.21 à Lausanne et dans Pierrot lunaire de Schoenberg, dirigé par William Blank (HEMU).

Elle continue actuellement à se perfectionner avec Malcolm Walker et Luisa Castellani.

Parmi ses projets: le rôle-titre de La Belle Hélène d’Offenbach à Sion, la reprise du Nain de Zemlinsky à l’opéra de Caen, une création d’Antoine Fachard avec l’ensemble Polygon à Lausanne, une série de concerts avec son duo saxophone-chant Arcane XVIII et des projets d’écriture de plateau pour l’Ensemble Vortex et le nouvel ensemble Hermetic Balloon.

Photo: Estelle Vidon